suis née
ma mère en colique - suis née - elle avait mal au ventre cette bonne elle a grogné râlé lâché prise et puis de là suis née. en colère - en silence - la maman se taisait disait peu le sourire aux lèvres l’air béat pour pas dire pour pas qu’on pose des questions sur ses états ses lâchages ses noeuds ses ni ses non ses j’entends pas ne vois pas - mais l’état de vie est au point mort. puis à s’attendre - à dire du rien à s’entendre vivre le rien le cerveau crampé ventre en bouillon la maman a largué - la maman est partie vannes déversantes et dans ces eaux croupies, moi ai flotté - de la vase plein les narines. enfant sale naissant suis née. dans un cri suis née le visage claqué parce que tout bleuté le souffle coupé. et là par à coups les mots merdés viennent en rots le corps en sursaut - enfant en purge - pas propre fais encore sur moi la vie devant cherchant après les émotions méditées les extases de la bouche du bas - d’où la colique d’où la chute en abîme inversée - lui il dit pervetere. de là je viens - ai laissé maman au sol, a pas voulu monter avec sa saleté.