automatique laverie et autre débouchage en république
automatique laverie croquée en quatre-heure
assis en salon sans thé – plutôt chambré
sans tailleur – assis malgré tout
un coup debout en jupette relevée
en odeur de raisin la raison empochée
deux ladies en jeunettes en sont à parler
sans bas grillés sans plis marinés
en damoiselles sans distinction
s’en vont siroter un jus de saumon bien frais
pas les lèvres rougies juste en dents tachées
vous prendrez bien de cette mousse légère
la noisette goulue – ya comme une saveur framboisée
les deux en fesse à fesse attablée
(sur la rue de Bretagne – là où en bataille un rire fou l’a démise de ses fonctions)
en crème fouettée sur des cafés sucrés à pas douter
les voilà en chatteries à se dire les plis et recoins – cartographies indéfinies
à gloser chiffons draps salis chat pissant
une machine vieillie en essorage repris
automatrique engourdie – ces bonnes là en loin de toute électronique
en enseignes illisibles en yeux myopes et grisés
à contre-jour en voilà une les pupilles dilatées
et c’est encore les trous noirs agrandis
l’enfant sans couche est désormais déculottée
cheveux en carré deux mèches légères filent dans la nuque
la voilà pas en une dépassée
alors encore là à se jaboter l’une et l’autre une fois déflorées
en couple de vieilles mal coiffées elles se jaillissent en pervetere
s’éviter à prêter les oreilles suintent
des mots en forme d’obscénités sourdrent de leurs becs édentés
se voir saisir des cotons javellisés pour s’astiquer des malentendus
l’automate est cassé – la laverie est bien chère ma petite chérie
un euro décanillé les voilà qui ne se veulent faire les canées
les deux ladies encore à s’ébruiter – en sons glanés rien n’est stoppé
se poursuivent dans l’illisibilité – en vue plus loin les falaises bretonnes détourées
ça y est les républicaines sont débouchées.